LE FENNEC a.k.a. NATASHA BEAULIEU - writer, player, enthusiast and poet - a welcome addition to the Club Sin website; Natasha can often be seen at our events in search of fresh material to inspire her novels - With her wicked looks, insatiable thirst for fun and deep imagination, Natasha is a force to be reckoned with. From time-to-time Natasha will publish, here in her CLUB SIN artist page, reports of experiences as she travels the world; here is a sample of her poetic journey in the world of BDSM and fetishism.

LE FENNEC (aka) NATASHA BEAULIEU - écrivaine, joueuse, enthousiaste et passionnée - un ajout fort apprécié dans l’équipe du Club SIN - Natasha est souvent présente lors de nos soirées en quête de nouvelles expériences pour inspirer ses écrits. Avec son air malicieux, son énergie endiablée et son imagination fertile Natasha est toujours imprévisible. À l’occasion, vous pourrez lire ses écrits, commentaires et expériences de voyages dans le «Journal du Fennec». Voici un aperçu de sa vision poétique du monde SM et fétichiste. email Natasha through Club Sin

Jeudi, 6 Septembre 2007

Le Fennec a bien fait de sortir de sa tanière !

J’avais apprécié le Fetish Weekend 2006. J’ai adoré le Fetish Weekend 2007.

Vive le Medley ! D’abord, je le mentionne, pour le vaste vestaire qui permet aux fétichistes de vêtements de se changer en toute liberté de mouvement. Et puis pour la salle, à l’immense plancher de danse, au système de son qui clanche, à la scène sur laquelle « on peut en mettre du monde ! » et à la section des tables plus intime.

Pourquoi rester debout à faire du surplace pour regarder des spectacles quand on peut continuer à danser tandis que les spectacles se déroulent autour de nous ? Voilà une formule qui a plu à la majorité des gens avec qui j’ai jasé. Pourquoi se concentrer à écouter du blabla ? Ne sommes-nous pas surtout des voyeurs avides de sensualité visuelle ? Et nous avons été servis à souhait pendant tout le weekend.

Mon weekend a commencé au vernissage Latexasy vendredi, en début de soirée. J’avais mal compris. Je croyais qu’il s’agissait du lancement d’un livre de photos d’individus vêtus en latex. Mais qu’elle ne fut pas ma surprise de constater qu’il s’agissait d’une exposition de grandes photos fort imaginatives et amusantes sur lesquelles on retrouvait des icônes de latex
bien connues de la scène montréalaise. Quel délice de voir ces fétichistes de latex dans des contexte tout à fait normaux : à l’épicerie, au restaurant, au cinéma, devant la maison, sur un chantier de construction…

J’ai passé et repassé devant ces photos et à chaque fois j’y décelais un nouveau détail. J’ai même été encouragé à jouer à « Où est Mario ? », un substitutif de « Où est Charlie ? » mais c’était mêlant puisque Mario portait son costume de Charlie et la chocolaterie… Bref, j’ai trouvé cette exposition fort créative et ça m’a plu.

J’étais là le samedi soir. Et vraiment, je n’ai que des éloges à faire aux organisateurs. Il n’y a rien qui m’a déplu ou agacé. L’ambiance et la frénésie étaient au rendez-vous, les invités étaient beaux, la musique endiablée et il y avait des spectacles pour tous les goûts, des plus doux aux plus hardcore en passant par le trash. J’ai particulièrement été impressionné par le trio cyberfétiche qui se terminait dans les flammèches et une explosion finale très… crémeuse !

Comme souvent dans ce genre de soirée, j’ai eu l’occasion de vivre des moments inoubliables. Comme, par exemple, danser avec un beau gars en fauteuil roulant. J’ai su par la suite que c’était un champion paralympique ayant remporté plusieurs médailles. Il en méritait aussi une pour la danse. C’était fascinant de le regarder aller.

J’aurai aimé aller à l’after-party, mais j’ai été prise d’une nausée subite vers la fin de la soirée. Accumulation de fatigue.

Je me demandais d’ailleurs comment j’allais faire pour me rendre au Bal masqué du dimanche. J’étais exténuée. Et pourtant, j’y suis allée et j’ai eu autant de plaisir que le soir précédant. J’avoue que c’est assez rare que j’ai autant de plaisir deux soirs de suite.

L’ambiance du dimanche était plus dark et sulfureuse. Ça jouait un peu partout et la spontanéité était à l’honneur. Porter un masque encourage à laisser tomber certaines inhibitions. En tous les cas, je m’en suis donnée à coeur joie ! J’ai été totalement fascinée par le spectacle de Shibari de Dahlia. De l’authentique bondage japonais. Je n’avais jamais vu quelqu’un traiter ses cordes avec autant d’art, de classe, d’intensité, de rapidité et de beauté. Du grand art…

Bref, ce fut un weekend inoubliable. La créatrice en moi a été très inspirée. J’ai vraiment bien fait de sortir de ma tanière…
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« Emballe-moi »
Des mètres de cordes pour les amateurs de Shibari

Si vous avez apprécié les spectacles de bondage de Dominic Vincent et Dahlia, je vous invite à lire « Emballe-moi », une de mes histoires qui met en valeur l’art du Shibari dans son aspect esthétique et sa dimension psychologique perverse fascinante. Une complicité littéraire avec le film « Osmose », de Dominic Vincent, à qui la nouvelle est dédiée.

Vous pourez la lire dans la revue Alibis, numéro 24, qui paraîtra cet automne. Pour des détails : www.alire.com

 

Mardi, 23 janvier 2007

Suggestion de lecture
«L’homme ligoté», Anne-Rose Gorroz, Boréal, 2007.

Ça vient tout juste de paraître. Évidemment, le titre a capté mon attention.
J’en ai entendu parler à la radio et j’ai su qu’il fallait que je lise ce
roman. Deux jours plus tard, c’est fait.

Il ne s’agit pas d’un roman érotique et encore moins pornographique. C’est
pourtant un roman qui traite de travestisme et de sadomasochisme, de talons
aiguilles et de bondage.

Une femme sans nom, rencontre un homme sans nom. Ils se fréquentent comme le
font, au début, deux personnes qui se plaisent. Puis, un soir, l’homme
envoie un courriel à la femme dans lequel il lui dévoile brusquement ses
fantasmes sexuels : il aime se travestir en femme, en animal, il aime porter
des masques, des gags, il a besoin d’être ligoté, immobilisé… La femme ne
comprend pas mais, déjà amoureuse, elle accepte de plonger dans cet univers
pervers espérant découvrir ce qui se cache derrière toute cette mise en
scène. Parce qu’il s’agit bien de mises en scène à laquelle l’homme la
soumet. Il lui impose ses fantasmes complexes et précis, lourd d’une vaste
quincaillerie d’articles fétichistes et sadomasochistes, auxquels la femme
s’abandonne avec l’espoir que l’amour et le désir de comprendre le sens
profond de tout cela aidera l’homme à s’en affranchir.

Anne-Rose Gorroz nous propose un texte à la première personne du féminin. Si
vous êtes une femme et cherchez à comprendre les hommes qui aiment se
travestir et être ligotés, vous vous identifierez facilement à la
narratrice. Si vous êtes un homme et aimez vous travestir et être ligoté,
vous aurez une idée de comment une femme peut vous percevoir.

L’écriture est de toute beauté, bien maîtrisée et jamais vulgaire. Le sujet
est traité avec pudeur et respect. «L’homme ligoté» n’est pas d’un roman qui
dénigre le mystérieux monde du fétichisme ou du sadomasochisme mais qui, au
contraire, cherche à comprendre et à expliquer les extases et les
souffrances qu’il peut engendrer.

Le Fennec

 

Jeudi, 18 janvier 2007

Silent Screams

Ça me fait vraiment plaisir de savoir que le film fétiche «Silent Screams» est terminé. Il a été réalisé sur plusieurs années, mais je suis bien placée pour savoir que certains projets prennent beaucoup de temps. Écrire un roman me prend plus ou moins trois ans et je suis toute seule dans le processus. Un film implique plusieurs personnes, de l'équipement, des déplacements, des horaires, de l'argent, des problèmes techniques, des conflits de personnalités. Le seul lien réel entre écrire un roman et réaliser un film se situe au niveau des périodes « ça va super bien » et des périodes « ça ne va pas du tout ». Le principe des montagnes russes, comme j'aime appeler ces émotions extrêmes qui font partie de tout processus de création.

Je l'avoue, je le confesse, ce sera difficile pour moi d'avoir une réaction objective après avoir vu le film. Réaliser un film fétichiste, c'est relever tout un défi. Premièrement, je pense que ce genre de film peut rejoindre un public sérieux restreint et, parmi ce public, certains spectateurs ne se sentiront peut-être pas rejoint car ils n'y trouveront pas nécessairement leurs fétiches. Nous savons tous que les fétichistes sont souvent très précis dans leurs goûts, désirs et détails. Je ne suis pas une exception.

Nous sommes tout de même tous excités à l'idée de voir Silent Screams qui semble avoir été créé « juste pour nous ». Les attentes sont donc grandes. Et encore plus pour une écrivaine qui espère que le scénario sera captivant d'une manière ou d'une autre.

Mais peu importe les réactions personnelles de chaque spectateur, le 2 mars 2007 sera une soirée mémorable; la scène fétichiste montréalaise aura la chance de visionner un film fétichiste. Je me demande s'il s'agit du premier film fétiche montréalais officiel.

Le Fennec

 

 

Mardi, 2 janvier 2007

Quand la Discipline n'est plus

Il y a des périodes, comme ça, où ça ne fonctionne pas. Je n'écris rien.
Rien, pour moi, ça veut dire que j'écris mon journal à tous les jours, je
prends des centaines de notes ou que je gribouille le contenu de mes rêves à
moitié endormie, mais je ne travaille pas sur mon projet principal. Le gros
morceau. Le prochain roman. Cela n'a rien à rien à voir avec un manque
d'inspiration ou le syndrome de la page blanche. Non, le problème a un lien
avec le BDSM. Dans le cas présent, c'est surtout sur le «D» qui m'intéresse.
Sans Discipline, on avance à rien. Vous souriez ? Moi aussi, mais mon
sourire est une grimace de frustration.

Dans une relation intime où un partenaire impose une Discipline (ça peut
être une forme de rituel) et l'autre s'y soumet, l'interaction
«Dominant/dominé» crée une énergie. Et si la relation se répète à
intervalles plus ou moins réguliers, l'énergie continue de circuler. Et
c'est cette énergie renouvelée qui procure le plaisir, la satisfaction, le
désir de se soumettre de nouveau à la Discipline imposée si elle nous
convient. Mais en absence de continuité ou si la Discipline (ou le rituel)
est brusquement interrompue, l'énergie se métamorphose en gangrène. Le corps
et l'âme s'engagent alors à lutter contre la maladie et l'auto-Discipline
devient impossible pendant une période généralement trop longue.

L'écrivain est à la fois le Dominant, puisque c'est lui qui s'impose la
Discipline d'écriture, et le dominé, soit celui qui subit cette Discipline.
Et lorsque cette auto-Discipline fonctionne, tout fonctionne. Mais
lorsqu'elle s'écroule, c'est terrible, parce que personne ne peut
Discipliner un écrivain à écrire. Personne, sauf dans les fantasmes.

J'ai souvent rêvé d'un Maître terrible qui m'enfermerait dans une cage et me
permettrait d'en sortir seulement après que j'ai écrit un certain nombre de
pages par jour. Mais quand j'y pense sérieusement, je ne sais pas si
j'aimerais être Disciplinée de la sorte. Outre les contraintes d'ordre
pratique, il y a les émotions. Je ne crois pas si je serais fière d'avoir
besoin de quelqu'un pour me Discipliner à écrire. L'idéal serait en fait que
je rencontre ce Maître terrible alors que je suis en pleine auto-Discipline
d'écriture et que ce fantasme de cage devienne une fantaisie Disciplinaire
occasionnelle. Alors seulement, ça serait tolérable. Désirable. Stimulant.
Excitant. Du moins, c'est ce que je pense, ne l'ayant jamais expérimenté.

Je viens de vous livrer un secret d'écrivain.Si jamais vous lisez une de mes
futures histoires dans laquelle une femme est mise en cage pour écrire, vous
saurez que tout cela n'est qu'un fantasme.

Je vous souhaite une année 2007 très Disciplinée pour de plus grandes
satisfactions.

Le Fennec

 

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Mars 2006

En attendant L’Ombre poupre…

Pour ceux et celles qui l’attendaient, je peux enfin annoncer la sortie de
L’Ombre pourpre pour le printemps 2006. Ce sera donc la conclusion de la
trilogie des Cités Intérieures. Ne me demandez pas si je suis de bonne
humeur; il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens après la
conclusion de plus de plus ou moins 11 ans de travail.

La porte d’une nouvelle ère s’ouvre lentement…

Je pense déjà au quatrième roman depuis au moins deux ans et demi. Il sera
aussi dark et définitivement plus fétiche que les premiers. Je dirais même,
plus érotique.

En attendant L’Ombre pourpre, si vous avez envie d’une soirée spéciale, le
23 mars, au Pharaon Lounge, au 139 rue Saint-Paul Ouest (métro Place
d’Armes), vers 19h30, je ferai partie du spectacle d’un groupe de conteurs.
Je lirai une nouvelle, des poèmes ou je ferai un mélange des deux, je n’ai
pas encore décidé. Mais ce sera dans le style dark, c’est certain.

Le Fennec

Dimanche, 22 janvier 2006

Petite annonce du Fennec

Cherche homme galant et respectueux, sans arrière-pensée, pour m’inviter à
la soirée du Club SIN du 3 février. Idéalement, il devra venir me chercher
et me reconduire lorsque j’aurai le désir de rentrer. Écrivez-moi à
penlocke@hotmail.com

Looking for a respectful gentleman, without any specific ideas in his mind,
to invite me at Club SIN evening on February 3rd. Ideally, he would pick me
up at my place and drive me back home when I feel like it. Send an e-mail at
penlocke@hotmail.com

 


Vendredi, 4 novembre 2005 - 18h14
Une nuit blanche qui se prolonge…

J’avais hâte à ce vendredi du Club SIN ! Je voulais revoir Zü Machinaar et
l’intriguant spectacle de Boston. J’étais prête.

Puis il s’est produit quelque chose d’insolite. Après moins de 4 heures de
sommeil la nuit dernière, je me suis réveillée. Bombardée d’idées.
D’inspiration. De désirs. Mais ce n’était pas la première fois que ça
m’arrivait.

Comme d’habitude, j’ai lu persuadée que j’allais finir par me rendormir.
Non. J’ai mangé un moon cake pensant avoir faim. Non. J’ai relaxé. Non.
Après des heures d’errance mentale, j’ai renoncé au sommeil.

J’ai traversé ce vendredi 4 novembre 2005 en zombie, ne sachant pas ce qui
m’arrivait. À trois reprises, je suis retournée au lit certaine que « cette
fois, je vais dormir». Non. Je n’ai pas dormi une seule minute. Je n’ai pas
écrit, sauf mon journal et ces quelques lignes. J’ai erré dans ma tête et
dans la ville. Incapable d’aller faire quelques heures de travail. Incapable
de me rendre au souper d’anniversaire d’un ami. Incapable de m’imaginer au
Cléopâtre dans cet état de somnambule.

Suis-je en train de me métamorphoser comme Jimmy Novak, un de mes
personnages, en un être qui n’a plus besoin de dormir ?

Ce serait pratique.
Je souris.
Non, ça va, je ne suis pas encore fuckée à ce point-là.

J’ai l’impression qu’on m’a injecté un concentré de caféine dans le cerveau.
J’ai les paupières fripées comme du vieux papier. Comme c’est étrange. Et je
cherche encore pourquoi il en est ainsi, parce que jamais rien n’arrive pour
rien.

Peut-être que vers minuit, je serai enfin endormie et que je rêverai à Zü
Machinaar et Deviant Images et que ce sera exactement comme la réalité.

Aïe !
Ça c’est fucké…

Le Fennec, caché dans sa tanière


19 août 2005
DÉFILÉ DE MODE AETERNIS
PAS SEULEMENT POUR LES YEUX !

La soirée du Club SIN du 19 août 2005 nous en a mis plein la vue et plein la
vie. Le Cléopâtre était bondé d’une foule de jeunes gothiques et de cyber
Lolitas vraiment très belles à regarder. Master Luk et Isabeau se sont
relayés comme DJ, tandis que Michel Poulin, VJ de la soirée, animait le fond
de la scène de centaines d’images à thématique gothique, fétiche, esthétique
et mythologique.

Manon Verret a surpris tout le monde par son talent. Cette jeune designer de
mode de 22 ans, qui présentait déjà son cinquième défilé, déborde de
créativité et fait preuve d’un professionnalisme surprenant. Son univers
fantastico victorien gothique très personnel s’étale sur des mètres et des
mètres de dentelle, velours, satin, brocart et fines rayures. Noir, noir,
noir, rouge, un peu de blanc et une touche de bleu. Corsets, volants,
froufrous, plumes, hauts-de-forme, ombrelles, gants, éventails, petits
chapeaux coquins et frisettes étaient au rendez-vous pour souligner l’aspect
romantique des quatre différents tableaux de la collection. Mais l’univers
de Manon n’est pas que romantique… On y trouve une touche sombre et macabre
à la Tim Burton ainsi que des accessoires fétiches (cravache, canne,
couteau, dague et épée). Et le judicieux mélange du romantisme et du macabre
a toujours pour effet de stimuler l’imagination à tous les niveaux.

La trame sonore (création d’Éric Beaudry, Goldfrapp, Malice Mizer et
Caprice) était en parfaite harmonie avec le visuel. Les mannequins avaient
fière allure. « Manon ne choisit pas les mannequins pour leur corps, mais
pour ce qu’ils dégagent. Il faut que ça corresponde à l’univers de ses
vêtements », m’expliquera Geneviève, elle-même mannequin, après le défilé.

Manon a reçu de chauds applaudissements bien mérités. Lorsqu’elle m’a confié
qu’elle ne prévoyait pas refaire de défilé avant un bon deux ans, j’étais
franchement heureuse de ne pas avoir manqué celui-là !

À part cela, j’ai dansé comme une démone et, diable, ça m’a fait grand bien.
J’ai rencontré Isabelle qui s’est qualifiée de « groupie de Natasha Beaulieu
». Ça m’a fait tout drôle que l’expression soit associée à une écrivaine. On
est plutôt habitué à l’entendre dans le milieu de la musique.

Les lecteurs sont parfois timides de me dire qu’ils ont lu et aimé mes
romans. Croyez-moi, ça vaut la peine de vaincre votre timidité. Chaque
lecteur qui a su trouver le moyen de connecter à mon univers et de s’y
évader est un maillon dans la chaîne de la création. Et c’est cette chaîne
de lecteurs qui m’encourage à continuer d’écrire dans les moments
euphoriques ou ceux, à l’opposé, plus difficiles.

Mais revenons à nos gothiques Lolitas. Je suis sortie du Cléopâtre la tête
saturée d’images macabrement charmantes. Non seulement mes yeux avaient joui
du spectacle, mais la chance de découvrir des jeunes créateurs qui
réussissent à me titiller les tripes a toujours pour effet de me redonner un
de coup de vie. Aussi efficace qu’un coup de fouet ;-)

Le Fennec, toujours à l’affût de nouvelles découvertes

 


12 juillet 2005
Soirée Boys Will Be Girls/Girls Will Be Boys

L’ambiguïté des genres m’a toujours plu et saura probablement toujours me
plaire. Je n’aurais donc pu manquer la soirée Boys Will Be Girls/Girls Will
Be Boys du 8 juillet, d’autant plus que je pouvais sortir en compagnie de
ma créature ambiguë. Celle qui fait désormais partie de ma vie. N’en étant
qu’à sa deuxième soirée au CLUB SIN, elle était encore un peu timide. En
fait, ayant vécue dix ans à Berlin où les gens sont beaucoup moins pudiques
qu’à Montréal, elle est plutôt timide de devoir se retenir…

Ça m’a beaucoup plut de voir des garçons travestis en filles, mais encore
plus de voir les filles travesties en garçons. C’était franchement très
réussi et sexy.

J’ai apprécié les spectacles qui faisaient plutôt cette fois-ci dans le SM
burlesque. La transformation de François en poupée prenait tout son intérêt
dans le fait qu’il y prenait vraiment goût. De l’Inquisiteur (lors d’une
autre soirée au CLUB SIN) à la poupée, voilà un contraste intéressant. Je
me suis ensuite posé la question : la cat woman en spectacle était-elle
une femme ou une transexuelle (quelqu’un a-t-il la réponse ?). C’est rare
que j’hésite à ce point. Quant à Lovely, c’était quelque chose à voir ! Elle
était littéralement « déchaînée ». Je me demande encore si, comme le
photographe, ses accolytes travesties de scène s’en sont tirées avec un bleu
quelque part. Enfin, le spectacle le plus incroyable de la soirée fut
celui, improvisé, d’un type qui s’est produit sur scène dans deux
chorégraphies qu’on pourrait intituler : le plumeau fétiche et le parasol
surprise. Un excentrique qui a surpris tout le monde par son audace . Mais
ce sont parfois des événements comme ceux-là, improvisés et insolites, qui
rendent une soirée inoubliable. On a alors l’impression de se retrouver dans
une scène de film weird et ce n’est pas déplaisant du tout.

Ces jours-ci, je vais voir des films au Festival Fantasia. Si ça vous dit de
lire mes courtes critiques, vous les trouverez sous peu sur le site
www.infoculture.ca

Pour ceux et celles qui me demandent régulièrement quand est prévue la
sortie de L’Ombre pourpre, le dernier roman de la trilogie des Cités
intérieures, je vous promets de vous en faire part dès que j’ai la
confirmation officielle. En attendant, je patiente aussi de le savoir. Mais
j’en profite aussi pour « réfléchir » au quatrième roman ayant pour thème
principal le fétichisme des gants.

 

 


Le Fennec en retraite - 21 Mars 2005

Mon esprit étant tout concentré sur la rédaction de L'Ombre pourpre, je
laisse vagabonder mes yeux sur les photos du 18 mars. Nom de dieu, j'ai raté
le passage du curé pevers !!!
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8 janvier 2005

D’abord, puisque je ne l’ai pas encore fait, je vous souhaite une année 2005
latex, c’est-à-dire parfaitement moulée à la réalisation de tous vos désirs.


Soirée du 7 janvier 2005

Après m’être endiablée sur le plancher de danse, grâce à l’excellent choix
musical de Master Luk, c’est dans ma bulle que j’ai regardé les spectacles
du Club SIN au Cléopâtre.

Pour la première fois, Bianca Beauchamp et Martin Perreault, montaient
ensemble sur scène dans un numéro fort charmant, sous le thème de l’humour,
la beauté féminine et la sensualité. Le concierge (Martin il va sans dire)
remontait à plusieurs reprises le mécanisme de la splendide poupée mécanique
Bianca dont il avait fait la découverte. À chaque fois, elle s’animait pour
danser, avec tout le sex-appeal qu’on lui connaît, sous l’œil admiratif du
concierge et du public. Le concierge se transformait en beau jeune homme
fétiche qui dansait avec la poupée. Puis il devenait l’être mécanique et
elle prenait vie. C’était ravissant et de savoir que Bianca et Martin
forment un vrai couple hors scène rendait le spectacle encore plus
délicieux. Du moins pour les âmes romantiques comme la mienne.

Le second spectacle mettait en vedette Maîtresse Zyra et son esclave Malcom.
Couvert de latex de la tête aux pieds, portant le corset et des souliers à
talons aiguilles (que j’aurais été incapable de porter moi-même), Malcom
était promené en laisse et dominé par sa Maîtresse, elle-même vêtue de latex
rouge et noir. C’était un spectacle tout aussi sensuel que le premier, mais
dans un autre style. Le style plus mental. Fascinant et intriguant pour qui
n’a jamais expérimenté et excitant pour ceux et celles qui connaissent déjà.

Je suis partie tôt mais à en juger par la piste de danse bondée, comme on
dit au Québec « Le party était pris dans cabane ! »

 

 

Voyage décembre 2004

Le 23 décembre, je revenais de ce voyage de deux semaines à Londres et
Paris.

Ça me prend toujours des semaines, des mois, voir des années avant de
réaliser l’impact d’un voyage sur ma vie. Et ce ne sera pas différent pour
ce voyage-ci.

Mais je laisse tomber mon côté dramatique romantique pour vous parler un peu
des souvenirs plus terre à terre.

Lorsque vous irez magasiner à Londres

Où ? À Camden Market, le paradis des vêtements et accessoires fétiches,
gothiques et avant-gardistes.

Corsets
J’aurais pu y perdre la tête et oublier la modestie de mon budget. Mon
regard n’en finissait de s’attarder sur des murs et des murs couverts de
corsets tous plus magnifiques et originaux les uns que les autres. Les prix
varient entre $200 et vous ne voulez même pas le savoir. Je suis revenue
avec un seul corset. Je mérite une médaille de sagesse. Ou une punition pour
avoir résisté.

Bottes
Il a été plus facile de faire de bonnes affaires en magasinant bottes et
souliers. Encore là, vous en verrez littéralement des centaines de modèles.
Et des beaux ! J’ai «dealé» deux paires de bottes pour 225$. Le plus
difficile a été de choisir lesquelles allaient traverser l’Atlantique.

Vintage
Amateurs de vêtements vintage peuvent faire aussi d’excellents achats à prix
abordables. Pour ma part, je n’ai rien trouvé d’intéressant. Beaucoup de
stock des années 70, non merci pour moi. Les années 80, j’y étais et ça ne
me tente pas d’y retourner.

Style futuriste
Parce que c’est vers là qu’on s’en va, aussi bien y plonger un peu. La
boutique de vêtements et accessoires futuristes par excellence se nomme
Cyberdog. Vous pouvez visiter leur site web, qui vous donnera déjà une bonne
idée, mais si vous avez la chance de visiter la boutique, ne la ratez pas !
Vous y verrez : des pans et des pans de murs couverts de vêtements à la
coupe excentrique, des centaines de vêtements et accessoires fluo, des
bijoux cybers époustoufflants, des cabines d’essayage pas banales, un dj qui
fait jouer les derniers hits techno, des vendeurs et vendeuses tous plus
cyber cute les uns que les autres… Inspirée, j’ai passé pas mal de temps
chez Cyberdog. J’en suis d’ailleurs ressortie avec un manteau ! Et je m’en
veux un peu de na pas avoir acheté plusieurs colliers d’esclaves ;-) Les
prix sont chers, mais visiter la boutique ne coûte rien. Si vous savez
résister aux tentations.

Romantico-gothique
Pour les amateurs de vêtements romantico-vampirique Black Rose, la plus
grande boutique gothique, regorge de dentelles et velours mais attention ;
plusieurs vêtements étaient signés Raven, une marque qu’on trouve chez
Cruella. Je n’allais quand même pas m’acheter une jupe que je peux trouver à
Montréal ! Fairygothmother, beaucoup plus petite en superficie, est sans
doute la boutique qui offre les plus beaux vêtements gothiques, mais les
prix sont exhorbitants. Heureusement, en fouillant dans les recoins sombres,
on trouve des aubaines. Et puis la vendeuse était d’une gentillesse
incomparable. J’ai acheté une gaine, un sous-vêtement dont j’ai toujours
rêvé. C’est aussi là que j’ai mis la main sur le magazine Alternative
London, gratuit, tout en couleur et dans lequel il y avait la photo d’une
jeune femme qui ressemblait à une certaine Bianca… ;-)

Divers
À Camden Market, vous trouverez aussi des vêtements punk, rétro, chinois,
latex, gogo, fancy, grano, techno bref, de tout pour tous les gôuts. Et même
si vous cherchez autre chose (bijoux, encens, tapis, lampes, cds, livres,
etc.) il est a parier que vous trouverez !

Magasiner kinky à Londres
Si vous cherchez dans le style fétiche au coeur de Londres, vous ne
manquerez pas de tomber sur une des nombreuses boutiques Ann Summers. Il y
en a plusieurs sur Oxford Street, la Sainte-Catherine de Londres, une dans
Soho et d’autres ailleurs. Autrement dit, au moment où vous vous demandez :
Où était donc la boutique Ann Summers… Une autre apparaît devant vous ! Ann
Summers, c’est le Sex Shop par excellence. De beaux sous-vêtements sexy,
dans tous les styles. Dans la section plus kinky, j’ai trouvé un assez beau
trois pièces, imitation de cuir, pour le prix que j’étais prête à mettre
pour ce genre de trois pièces. J’avoue avoir reluqué du côté des cadenas et
des cravaches au manche en pierreries. Je n’ai pas demandé le prix de ces
beaux objets en vitrine.

Dans Soho, il y a Paradisio, spécialisée en sous-vêtements et objets
fétiches. Beaucoup de magnifiques corsets très chers que je n’ai vu nulle
part ailleurs. Latex, cuir, pvc, tout pour nous plaire dans la même
boutique. C’est aussi la boutique où on peut se procurer les billets pour
les événements fétiches comme, par exemple, ceux du célèbre Torture Garden.

Parlons bottes
Les plates-forme sont complètement out à Londres. J’avais l’air d’une
extraterreste avec les miennes. Seuls les goths, fétichistes et cyberbabes
en portent encore. Les plate-forme sont résolument retournées dans l’univers
underground et c’est tant mieux pour ceux et celles qui, comme moi, aiment
les porter. Ce qui est in, ce sont les bottes pointues, les bottes rase-pavé
(j’appelle ainsi les bottes à semelle très plate et très laides selon mon
sens de l’esthétisme), des bottes de gorille (genre celles toutes poilues
que je portais à 15 ans)et il y avait une nouvelle vague de bottes en
caoutchouc couvertes de motifs rétro yéyé.

Soirées fétiches et SM
Malheuresement, je n’étais pas dans le bon timing cette année pour assister
aux party de Noël du Torture Garden et du Club Wicked. Il était prévu que
j’aille passer quelques heures à une nouvelle soirée intitulée Unmasked. Je
n'y suis pas allée, clouée au lit par un rhume d’une ampleur désastreuse.

Heureusement, il y a eu Paris. D’abord le Lou-Bar. Un bar tout en longueur,
voûtes, pierres, noir, rouge, miroirs, magnifiques divans et donjon assez
bien équipé pour ne pas passer une soirée ennuyeuse. Heureusement car il n’y
avait pas foule là. Néanmoins, il y avait une cage sur le comptoir du bar,
des gens sympathiques, du champagne, des friandises de Marseille et un
spécimen de poupée en latex et chaînes qui valait le coup d’œil. La musique
était à chier, pour employer l’expression française. Barry White dans un
club SM, non merci. J’ai osé demander à la proprio si elle n’avait pas
quelque chose de plus sexy. J’ai eu droit à un peu de Madona. Mais ça s’est
de nouveau envenimé par la suite. Je crois me souvenir de raggea... Je n’ai
tout de même pas pu résister à danser dans la cage. Évidemment.

J’ai passé le lendemain soir au Cris et Chuchotements où ce fut beaucoup
plus amusant dans tous les sens. Même genre de décor, mais plus inspirant et
avec plusieurs chambres de jeux qu’on pourrait qualifier de thématiques. En
entrant, on m’a tout de suite appelé Maîtresse et on m’a donné de l’argent
pour l’encan d’esclaves. Un esclave qui s’était mis en tête que j’allais
l’acheter (le pauvre !) m’a fait visiter le donjon de bas en haut, de haut
en bas, à gauche, à droite… Il n’en finissait plus d’aimer se balader en ma
compagnie. Ce qui n’était pas déplaisant. C’était comme on dit, un beau
bonhomme, mais pas mon genre du tout. Imaginez... il était bronzé et musclé
;-)

Je suis allée m’asseoir dans la salle principale, bondée de gens qui, pour
la plupart, se connaissaient bien. La soirée a débuté par quelques blagues
puis, sur on ton plus sérieux, il y a eu un hommage à une soumise « disparue
»… Je n’ai pas osé demander si ça voulait dire qu’elle avait quitté la scène
ou si elle était décédée. Peu importe, une femme a chanté a capella en
l’honneur de cette disparue. C’était très émouvant. Puis il y a eu un peu
d’animation et l’encan a débuté, avec des femmes et des hommes soumis qui
acceptaient de se faire acheter par les Maîtres et Maîtresses pour la
soirée. Amusant. Je n’en ai acheté aucun, non pas parce qu’ils n’étaient pas
attrayants, mais parce que je suis tombée sur le soumis idéal juste avant
l’encan (quel heureux hasard!!!). Il ne m’a rien coûté et il m’a été
profondément dévoué toute la soirée. Mémorable. Quel bonheur.

 

 

Dimanche 12 Décembre

Le Fennec s'envoit en l'air

Il y a toutes sortes de manieres de s'envoyer en l'air. J'ai eu la chance de
faire un tour d'avion privee dans une SIAI Marchetti 1968, baptisee la
Ferrari de l'air. Alors non seulement je me suis envoyee en l'air dans un
vehicule de collection mais mieux, je me suis retrouvee la tete en bas car
le pilote s'amusait a faire faire des pirouettes a son engin. Heureusement,
j'etais solidement retenue a mon siege par un harnais. Sensations fortes et
session de bondage dans le meme forfait. Je suis comblee.

Quelle classe que ces British quand ils s'y mettent. J'ai vu un gentleman en
tuxedo de cuir.

 

vendredi le 10 Décembre

Le Fennec in London - fetish related infos only (unless you beg for other kind of information ;-)

After one day of recovering from the jet lag and trying to oriented myself for I stay at friend's place in a new area of London, here I am in an Internet cafe trying to write something interesting before my time is over.

If Paris is supposed to be amazing for lingerie, well, it will have to be even more amazing to seduce me. After one day of shoping lingerie in London, my eyes hurt for I have seen too much beautiful outfits... I couldn't resist one kinky... But I couldn't made up my mind on three different corsets.
Corsets that are so well done, you don't mind paying a little more... I mean... more... Still I haven't been in Camden Market yet, where I will find even more beautiful outfits.

Went to a shoe store named Mistress. Wasn't that interesting for a Mistress. Paradisio, in Soho, is where I found the beautiful Vollers corsets. There was a magazine with Bianca Beauchamp on the cover next to the cash. I told the sale woman that I knew her. Oh yes, Bianca ! You bet, she is well known in London.

Lingerie fashion goes full of sequins (or fake diamants). It might be a X-Mas thing. In the more kinky way, you even have sequins paddlocks. For a very, very precious slave...

Ok. Leaving for a cup of tea.

 

 

Lundi, 6 décembre 2004 - Le Fennec et les cadeaux de Noël

À l’approche de Noël, je me suis posé la question suivante : de quelle
manière je traitais les cadeaux que je recevais le soir du réveillon ?

Tout de suite en le voyant, le cadeau me plaisait ou non de manière presque
toujours définitive. Et quand il me plaisait, il devenait le centre de mon
univers. J’en prenais soin. Je lui inventais des fonctions nouvelles. Je
transformais les objets banals de la vie en objets extraordinaires pour
rendre mon jouet heureux. Je lui inventais des histoires, des amis et des
aventures. Qu’il fut poupée de plastique ou de carton, maison de poupée,
lite bright, view master (je devais aimer le nom de celui-là ;-), toutou,
cahier à colorier, instrument de musique, marionnette… Je pouvais prêter mes
autres cadeaux, mais rarement ceux que je préférais. J’étais très possessive
de mes cadeaux fétiches. Et je les aimais très longtemps. Mais la notion de
temps pour un enfant est différente de celle de l’adulte.

Et vous, quelle était votre relation avec les cadeaux que vous receviez à
Noël ? Les décortiquiez-vous pour voir en dedans ? Étiez-vous tout emballé
et tout déballé deux jours plus tard ? En preniez-vous le plus grand soin
comme la prunelle de vous yeux ? Vous les cassiez ? Les mettiez-vous dans
une vitrine ? Les donniez-vous ?

Peu importe le sort que vous faisiez subir à vos cadeaux de Noël, posez-vous
la question suivante: y a-t-il un lien entre la manière dont vous traitiez
vos cadeaux et vos relations amoureuses adultes ?

Je sais, c’est bizarre comme lien. Mais c’est souvent ce genre de réflexion
qui nous aide à comprendre certains aspects de notre personnalité adulte.

Samedi, 4 décembre 2004 - Le Fennec switch

Switcher ou ne pas être, telle est la question

Je dirais qu’il est rare (mais non impossible, bien sûr) qu’une même
personne soit exclusivement dominante ou soumise toute sa vie. Le désir
d’avoir le contrôle ou de s’abandonner est relié à des besoins qui changent
et se transforment avec les années. Être switch c’est vivre cette évolution.


Rêve d’une switch

Je rêve d’être possédée
Afin d’être libérée
De l’attente et de l’espoir
De pouvoir m’abandonner
Au-delà des apparences
Au-delà de la chair

Je rêve de posséder
Celui qui partage la même quête

Chaque fois que je me réveille
Et que j’accepte enfin de faire le deuil
Du dernier espoir qui n’a existé que dans mes rêves
Je suis blessée
Mais plus solide d’avoir encore une fois survécue

Alors je me soumets de nouveau au hasard
Ou bien je domine l’offre
En continuant de rêver


To switch or not to be, that’s the question

I would say it is unusual (but not impossible of course) that the same
person will spend its entirely life as a Dominant or a submissive. To take
the lead or let go is related with needs that change and mutate over the
years. To be switch is to live this evolution.

A switch’s dream

I dream of being possessed
To be free
Of waiting and expectation
Of letting myself go
Beyond what is seen
Beyond flesh

I dream to possess
The one who share the same quest

Every time I wake up
And I finally accept to deal with the mourning
Of the last expectation that have existed only in my dreams
I am wounded
But stronger for I have survived again

So I submit myself again to fate
Or I take lead on the offer
Still dreaming

24 novembre 2004 - Le Fennec vous suggère

Pour ceux et celles qui désirent lire sur le fétichisme et le sadomasochisme, je suggère une visite à www.fetish-school.com Un site où les informations pertinentes et l’humour se marient avec succès dans un visuel dynamique et attrayant.

For the ones who read in English, I suggest « His Mistress Voice» by G.C. Scott. Publisher : Nexus. I bought it in England. It is one of the best SM novel I’ve ever read until now. It is supposed to be for men but believe me, all the Dominatrix will love it. As to where find it, I guess it is possible on internet. If not, you may try at Indigo or Chapters librairies where they have a nice erotic book section. No. I don’t let go my copy ;-)

For girls, either sub or Dom, you might also check the Black Lace Collection, from England too, again on sale at Chapters and Indigo. Many titles to chose from and some on the dark side. But even the ones more straight are well written, enjoyable and kinky enough. This collection is written by women for women. So it is not just about sex. There is also a story. Last one I bought «Black Lipstick Kisses », by Monica Belle, will appeal to the goth girls (cemetery scenes and fetish victorian clothes). On the cover : a women licking a rose thorn. Haven’t read it yet, but I will let you know what I think.

By the way, yes, I do enjoy reading erotic fictions.

I also like beautiful erotic art books. Doris Kloster’s fetish and SM photography books are the most interesting. At least, from a woman’s point of view.

Lundi, 22 novembre 2004

J’ai toujours aimé le bondage. Qu’il soit mental ou physique, il m’impose une immobilité qui me ramène au cœur de moi-même.J’ai passé une partie de mon samedi soir, au party SIN, ligotée à une poutre de bois verticale. Une situation qui peut sembler inconfortable et peu agréable pour les non-initiés mais enviable pour les amateurs de bondage.

Accepter d’être ligoté en public, c’est accepter de prendre le risque que votre corps trahisse sans censure ce qui se passe dans votre cerveau. Si vous n’avez aucun côté exhibitionniste, vous abstenir. Si vous n’êtes pas de nature facile à vous concentrer, il se peut que la proximité des gens et leurs conversations nuisent à votre effort. Enfin, accepter de se faire ligoter en public c’est aussi accepter d’exposer sa vulnérabilité sans pudeur.

Question de respect

Il y a une différence entre les jeux légers et une scène. Les joueurs expérimentés devraient rappeler aux novices le principal code à respecter dans un donjon : ne jamais intervenir, verbalement ou physiquement, lors d’une scène entre un(e) Dom et son (sa) soumise. Une concentration continue est souhaitable lors des scènes. Un espace vital est nécessaire pour créer l’intimité propice à la scène. Il ne faut en aucun cas traverser « la bulle ». Et si vraiment votre désirez pénétrer dans cette bulle, il faut d’abord obtenir l’approbation de la personne Dominante.

Si je parle de ce sujet, c’est que samedi soir, ma bulle a été forcée à quelques reprises par des gens qui n’avaient, j’en suis persuadée, aucune intention de briser la continuité de quoi que ce soit. Je crois qu’ils n’étaient simplement pas au courant du code. J’avoue que ce qui m’a aidé à rester concentré fut l’excellent choix musical aux rythmes répétitifs incitant à la méditation. Merci Master Luk.

Mercredi, 17 novembre 2004

Pourquoi le fennec ? C’est Y, un ami, qui m’a découvert des affinités avec ce petit renard blanc du désert. Voici une définition condensée intéressante trouvée sur un site internet :

«The fennec fox, also known as the desert fox, is a beautiful, small member of the canine family. Fennec foxes can be kept as pets, although they are not very common. Fennecs are very active and need an outlet for their energy. They are curious, and will get into anything and everything. They are also known for their digging. Outdoor enclosures must be designed to prevent them from digging under or climbing over the fence, both of which they will do quite readily. They are extremely quick and if they run after something as they would in the wild they can be very difficult to recapture. They are generally not afraid of strangers and are friendly to everyone. They may bother other pets in the household, if only because fennec foxes will want to play with them all the time.»

Le Fennec will be back.

There is a world in which intertwine meters of velvet and lace, long black
hair, music that inspire passion, a foggy country, some sensual and romantic
move, rose thorns and the colour red.

There is a world in which flirt crazy boots, provocative corsets, fishnets,
stylish dresses, longs black fitted gloves and incredible coats to avoid the
common mortal eye that would only see artifice.

There is a world in witch ropes mixed with chains and leather straps.
A world invaded by androgynous and mutant ambiguous creatures
A world full of futuristic visions
A secret world that I share with my muse

There is a soul where all that, and much more, move in an eternal diabolic
trance.
This is what my writings are about.
And what my body express when I whirl around dance floors.

photo©Jérôme Abramovitch

Wanted / Recherchés: Aide/Staff, Designers, Models & Artistes/Performers! ::: Email us / Écrivez-nous